Donner de l’avancement aux agents de prison en Australie
La vie à l’intérieur du système carcéral est une vie de règlements. Les repas, le coucher, les exercices, l’école, et toutes autres activités reposent sur des horaires et une supervision invariables. Le système carcéral contrôle rigoureusement tout ce que les prisonniers ont le droit de faire et où ils ont le droit d’être. Il y a peu de souplesse dans le cadre de cette vie, et cette souplesse restreinte, ce sont les agents de prison qui la contrôlent. Quelles sont donc les caractéristiques essentielles qu’un agent de prison doit avoir pour gérer les prisonniers en toute sécurité tout en grimpant dans la hiérarchie du milieu carcéral?On pourrait deviner qu’un agent doit demeurer calme dans des circonstances stressantes, être une personne fiable et porter une attention soutenue au détail. On pourrait aussi croire qu’il lui faut respecter et suivre les règlements avec la même rigueur que celle qu’on impose aux prisonniers. Pensez-y bien! Dernièrement, nous avons parlé avec Gerard Ferrara, un consultant travaillant auprès du Australian Council for Education Research (Conseil australien en éducation et recherche) en Australie. M. Ferrara a travaillé en collaboration avec les cadres d’un département de justice du gouvernement de l’Australie à décider quels seraient les agents de prison qui mériteraient d’être promus aux grades d’officiers supérieurs et de superviseurs.En association avec le personnel du département de justice, M. Ferrara a utilisé L’indice de personnalité de travail (IPT) pour cibler les traits de personnalité des officiers supérieurs et aux superviseurs chevronnés. Comme prévu, M. Ferrara a découvert que ces individus affichaient un sens élevé de fiabilité, de tolérance au stress, de contrôle de soi et de leadership. Chose surprenante, cependant, même dans les milieux les plus rigoureusement disciplinés, la souplesse est essentielle à la réussite. Les agents ayant tendance à respecter les règles de façon stricte étaient plutôt portés à échouer dans les postes de cadres supérieurs. Les agents de prison plus flexibles dans leur façon d’interpréter et d’appliquer les règles sont plus efficaces. Selon M. Ferrara, « ils s’acclimatent à toute une gamme de situations et de contextes différents. » Les disciples des règles rigoureuses ont tendance à créer des désaccords entre le personnel et les prisonniers parce que pour eux, tout est soit blanc, soit noir. Prenons l’exemple suivant : le partisan du respect strict des règles punira un prisonnier qui arrive quelques secondes en retard au rassemblement (alignement et dénombrement), ce qui peut attirer l’animosité du prisonnier et ainsi miner le respect et l’autorité des gardiens. Des incidents mineurs de dissension de ce genre peuvent dégénérer en violence de la part des prisonniers contre les agents de prison; poussés à l’extrême, ils peuvent même déchaîner en émeutes. Outre le fait d’aider à cibler les traits de personnalité spécifiques des agents de prison et des superviseurs potentiels, l’Indice de personnalité de travail (IPT) répond aux valeurs fondamentales de justice et d’équité des établissements correctionnels. L’IPT est un outil objectif qui permet de trouver le meilleur candidat pour le poste de cadre. Selon M. Ferrara, les agents de prison acceptent les décisions d’avancement qui reposent sur l’IPT « parce qu’ils savent que ces décisions sont équitables et qu’elles reposent sur les règles de l’art et non une décision subjective qui repose sur « qui tu connais ».