Que vient faire l’Indice de type psychologique dans la performance sportive? Keith Lundgren, entraîneur-chef de l’équipe féminine de volley-ball Ooks du NAIT (North American Integrated Technologies), vous dira que cet outil joue un rôle primordial. « On peut entraîner une équipe pour qu’elle remporte la victoire ou l’entraîner pour qu’elle forme une équipe. » dit M. Lundgren. Il choisit la deuxième option. Mais en bout de ligne, on lui paye un salaire pour que l’équipe dont il a la charge soit victorieuse. Il ne faut donc pas se leurrer : cet entraîneur emploie l’outil Introduction aux types psychologiques Myers-BriggsMD pour la promotion du travail d’équipe pour aider ses joueuses à décrocher le championnat cette saison.En dernière analyse, chaque entraîneur vise la victoire. Pour y arriver, il doit amener les membres de son équipe à se focaliser sur leurs habiletés et leur apprendre à développer une attitude coopérative les uns envers les autres, car comme l’explique M. Lundgren : « ce qui se passe hors du terrain est susceptible de s’introduire sur le terrain ». Il faut donc que les joueurs cultivent la conscience de soi, la solidarité et le respect mutuel tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du terrain de jeu.« La victoire est le résultat d’un cheminement » avoue M. Lundgren. Ce dernier procède en partant des forces individuelles et en bâtissant des liens d’appartenance à l’équipe tant sur le terrain de jeu qu’à l’extérieur. « Vous créez vos propres craintes. », affirme M. Lundgren. Le manque de confiance en votre propre habileté ou celle des autres, les obstacles à la communication, sont toutes des entraves qui nuisent sérieusement à l’essor des équipes qui ressentent le besoin de connexion et de rapport entre les joueurs. L’outil MBTIMD permet aux joueurs de bâtir une conscience de soi, de bonnes relations interpersonnelles et de l’autonomie selon leurs aptitudes et leurs qualités propres, et d’aider les autres à en faire autant. Il peut être parfois pénible de créer des relations entre joueurs qui sont avant tout étudiants à temps plein et non des athlètes à temps plein et qui, par ailleurs, évoluent dans des programmes d’études diversifiés. Le NAIT est l’un des plus grands centres d’enseignement technologique au Canada. Son équipe féminine de volley-ball comprend des jeunes femmes de 17 à 22 ans inscrites aux programmes d’affaires, d’art culinaire, de sciences de la santé et de conditionnement physique. Clayton Davis, spécialiste des ressources humaines et sa collègue Glenna Hayes, ont consacré des heures auprès de l’équipe de volley-ball avant le début de l’année scolaire. Ils ont vite fait d’implanter l’outil MBTI dans le cadre du développement de relations. M. Davis insiste pour dire qu’il faut procéder à l’évaluation MBTI plus tôt que trop tard pour assurer une adaptation de l’apprentissage et des forces dynamiques dès le départ.Souvent, les joueurs se joignent à l’équipe avec des notions préconçues de ce que pourrait être un athlète stéréotypé. Prenons comme exemple le joueur Introverti qui ne parle pas fort et qui n’est pas bruyant tandis qu’il est sur le banc. On serait porté à croire que c’est un joueur qui ne donne pas d’appui à ses co-équipiers; par contre, le joueur recueille l’information et la traite de façon différente que le fait le joueur de type Extroverti. L’évaluation MBTI offre un cheminement valorisant : il permet aux joueurs de reconnaître la valeur unique des différences qui existent entre chaque membre de l’équipe. « Mes joueurs ont été entièrement réceptifs à cette formule », affirme M. Lundgren.Les joueurs apprennent à utiliser leurs préférences pour communiquer avec leurs co-équipiers et les épauler. L’outil les aide à découvrir des comportements qu’ils n’auraient pas eu en temps normal et d’identifier des moyens de miser sur les types de préférences des autres. « Ce qui compte avant tout c’est de rendre les autres meilleurs. » dit M. Lundgren. Quel que soit le degré de leurs forces respectives, les meilleurs athlètes mettent toute leur énergie à canaliser leurs propres habiletés pour complémenter les forces des autres. Et le spécialiste en relations humaines Clayton Davis confirme ces propos en ajoutant : « si nous nous comprenons mutuellement, nous pouvons alors devenir de meilleurs co-équipiers pour les autres joueurs. »En bout de ligne? « J’obtiens un meilleur athlète », déclare M. Lundgren.M. Lundgren avoue que dans le contexte d’une utilisation au quotidien, l’outil MBTI vient ajouter à la dimension de son propre style d’enseignement et en accroître la perspective. « Je sais que les joueurs extrovertis vont contester », dit-il. Pour bien se faire comprendre, il cherche des moyens de prendre contact avec tous les membres de son équipe; il va même jusqu’à chercher des occasions de rencontre en face-à-face avec les joueurs de type introverti.Pour sa part, M. Davis avoue que d’entretenir un enthousiasme initial soutenu et d’assurer un apprentissage constructif à l’aide de l’outil d’évaluation MBTI demeure un défi de tout instant. Par exemple, le tableau des types MBTI est la seule affiche qui orne les murs du vestiaire des joueurs; on y trouve le nom de chaque membre de l’équipe, son code type et les caractéristiques positives de son type. « De cette façon, tous les joueurs en voient l’évidence en tout temps. » précise M. Lundgren. De plus, au cours de cette saison, chaque joueur aura la possibilité de saisir les forces de son type, et de démontrer à la fierté d’appartenir à la tradition des Ooks du NAIT lors d’un « discours de fierté ».