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Robert Devine,
CPP, Inc. spécialiste de tests. Reproduit avec la permission de CPP, Inc.


PARTie I

Souvent, de nouveaux utilisateurs des produits MBTIMD Niveau II, version Q nous disent : « L’une de nos clientes dont les résultats sous-entendent qu’elle est… [T ou F ou S ou N, etc.], mais trois facettes ou plus de cette dichotomie se trouvent dans un entre-deux ou vont nettement dans la direction contraire. Y a-t-il une erreur? Comment expliquer ce phénomène à la cliente? »

Ces questions provoquent une réponse à double volet. Le premier est de nature plutôt mécanique et porte sur l’étude de la façon qu’une telle situation peut se produire au niveau de l’item. Le deuxième volet de la réponse examine les stratégies déployées pour explorer ces résultats avec le client; il porte sur le savoir-faire du spécialiste de types. Soucieux de respecter le cadre de rédaction, nous nous adresserons à la première partie de cette réponse.

Au départ, il n’y a sans doute pas d’erreur dans les résultats exposés ci-dessus. Pour bien comprendre comment un client peut obtenir des résultats à multiples facettes à l’opposé de sa préférence fondamentale, il faut examiner la configuration des échelles du MBTI Niveau II. La Version Q renferme 144 items auxquels se greffe la version intégrale et complète du formulaire M de l’outil comprenant 93 items. Ces 93 items sont destinés à fournir le type à quatre lettres du client tandis que les 51 autres items (144 moins 93) alimentent les facettes de Niveau II. Cependant, 51 items ne suffisent pas à alimenter adéquatement les 20 facettes (les échelles de facettes sont brèves; elles renferment de cinq à neuf items), il faut donc utiliser quelques-uns des 93 items originaux une deuxième fois, mais cette fois, en employant des indices de pointage différents.

Certaines facettes se composent quasi entièrement d’items qui font double usage, d’une part sur l’échelle des facettes et d’autre part sur l’échelle correspondante des préférences. Examinons l’exemple suivant : l’échelle de facette concret-abstrait consiste en neuf items dont sept se trouvent également sur l’échelle de préférence SN. Il n’est donc pas surprenant de voir que cette facette correspond grandement à SN, c’est-à-dire qu’il est plus probable que le client qui obtient un résultat axé sur le Sentiment obtiendra également un résultat axé sur le Pratique.

Dans ce même ordre d’idées, le client qui obtient un résultat axé sur l’Intuition verra sans doute un résultat qui tend vers l’Abstrait. Comparons ces résultats à l’échelle de facettes Interrogation-Conciliation de l’échelle de préférence TF (ou toute autre échelle, quant à cela). Il est donc tout à fait possible que le client d’exprimer ses préférences TF indépendamment de leurs composantes Interrogation-Complaisante. Le même argument vaut aussi pour l’échelle de facettes Critique-Compréhensive.

Devant de tels exemples, il n’est pas surprenant que SN soit l’échelle de préférence la moins probable sur laquelle le client pourra exhiber trois ou quatre facettes du pôle opposé; cela pourrait se produire à peine 4 pour cent du temps. Par contre, il est plus probable que l’échelle de préférence TF soit celle qui affiche un résultat de facette « hors de préférence »; entre 6 et 7 pour cent, des clients s’attendent à obtenir des résultats à 3 et à 4 facettes du pôle opposé. Les passionnés de données trouveront toutes ces données dans le Manuel MBTIMD – Niveau II (consultez les pages 104 et 105).

En résumé, les deux groupes d’échelles MBTI (l’ensemble de quatre échelles de préférences principales et l’ensemble d’échelles de 20 facettes) peuvent fonctionner séparément. Il faut noter simplement que ceci se produit avec certaines facettes plus que d’autres. En d’autres mots, les résultats de facettes « n’atteignent pas » le résultat de l’échelle de préférences.

 


PARTie II

Passons à la seconde partie de la réponse : comment traiter ce résultat confondant avec vos clients? Au mieux, il suffit d’accorder que les résultats non conformes aux preférénces pour quatre ou cinq facettes se produisent assez régulièrement (entre 4% et 7% du temps, selon la facette) et d’aller au-devant du problème avant qu’il nuise à vos séances d’interprétation des résultats. Autrement dit, prenez le temps d’examiner le type en procédant à un exercice de vérification du type tôt dans les rencontres avec vos clients avant qu’ils découvrent ou lisent leurs types ciblés. Plusieurs ressources MBTI offrent des formules pratiques pour traiter efficacement cette question dont le Manuel MBTI et le Manuel du Niveau II. L’exercice d’ajustement optimal vous mènera tout droit vers une exploration des dichotomies sur lesquelles le client a partagé son vote. Les dichotomies dont les préférences sont imprécises sont généralement les endroits où se produisent les résultats non conformes aux preférénces.

Après avoir fait la lumière sur le type qui lui convient, et à la suite d’une exploration de sujets tels que le développement de type, les exigences particulières du lieu de travail du client et/ou celui des relations interpersonnelles clés, vous devrez rassurer votre client à plusieurs niveaux lors de vos discussions de résultats HDP, soit :

  • les résultats non conformes aux preférénces ne donnent aucunement à penser qu’il existe une anomalie.
  • votre client et l’outil MBTI n’ont pas commis d’erreurs.
  • bien que les différences entre les résultats du Niveau I et du Niveau II laissent croire à des incompatibilités, elles constituent pour votre client des occasions intéressantes de tirer avantage des distinctions qui se rattachent à son type de personnalité.
  • les résultats des facettes constituent pour votre client la façon singulière qu’il exprime son type entier; un ensemble particulier de résultats de facettes nous permet d’observer comment, par exemple, ce type ENFP ressemble à tous les autres ENFP, ressemble à certains ENFP ou se distingue complètement de tout autre ENFP.

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